Quatrième de couverture
Tout commence le 1er novembre 1954 sur une petite route des Aurès. Une rafale de mitraillette … deux hommes et une femme s’écroulent. Attentat ou simple fait divers ? Ce sont les premiers morts de ce que l’on appellera un jour la guerre d’Algérie.
De François Mitterrand et Pierre Mendès France au général de Gaulle, du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962, de la Toussaint rouge à l’OAS, de l’Algérie française à l’Algérie algérienne et à l’exode des pieds noirs… Voici l’histoire d’une tragédie, d’une longue guerre qui, longtemps, n’a pas voulu dire son nom.
Mon avis
Il en a fallu du temps pour que l’on se penche vraiment sur cette guerre qui ne voulait pas dire son nom.
Ce volume présente les faits depuis leur origine au XIXème siècle et la colonisation de l’Algérie. Car pour bien comprendre les douze ans terribles durant lesquels se sont déroulés ce qu’on appelait hypocritement “les évènements”, il faut connaître les racines qui les ont nourris, décennies après décennies. Il n’y a jamais d’effets sans causes, et c’est très bien que ce livre prenne le temps de les expliquer.
De nombreux journalistes, qui furent sur place durant la période relatée, viennent ici raconter ce dont ils ont été témoins. Témoignages forts, puissants, dérangeants aussi.
Pour tous les amoureux d’histoire, pour tous ceux qui se questionnent sur ce qu’il s’est passé et pourquoi. Mais attention : ce livre est un pavé de 879 pages au texte très très dense. Un engagement donc sur du long terme quand on en démarre la lecture.

26 € – éditions Omnibus
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