Ecrire est une enfance – Philippe Delerm

Quatrième de couverture :

« Pourquoi est-ce que j’écris ? Pourquoi ai-je écrit ce que j’ai écrit jusqu’à aujourd’hui ? » À soixante ans, Philippe Delerm se livre pour la première fois et s’interroge sur la genèse de son écriture, son parcours d’homme et d’écrivain. Avec lucidité et une certaine mélancolie, il évoque tour à tour ses premières rédactions d’écolier, ses parents instituteurs, sa rencontre avec les livres pour braver l’isolement d’une longue maladie infantile, sa timidité extrême et la difficulté d’expression des premiers émois, son renoncement au journalisme sportif, la rencontre essentielle avec sa femme, sa propre carrière de professeur de lettres, ses influences (Proust, Léautaud, Jules Renard, René Guy Cadou…), ses filiations, ses parrains de l’écrit (J.M.G. Le Clézio, Jean d’Ormesson, Pascal Quignard, Alain Gerber)… Un lent cheminement jusqu’à La première gorgée de bière, au succès. Avec une extrême sincérité, Philippe Delerm dit son attachement viscéral à l’enfance, son goût des livres, de la chanson française, de la peinture, du cinéma, de la mélancolie et du bonheur, qu’il a transmis entre les murs des salles de classes, entre les lignes de ses livres… Avec La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, vendu à plusieurs millions d’ex en France et dans le monde, Philippe Delerm s’est imposé dans le paysage littéraire français avec un succès jamais démenti par la suite. Il a publié en début d’année Un trottoir au soleil.

Mon avis :

Avec un style qui n’appartient qu’à lui, Philippe Delerm nous emmène visiter sa vie, de son enfance à aujourd’hui, nous faisant découvrir au fil des pages tout ce qui l’a construit : en tant qu’homme-enfant (il revendique le fait de n’être jamais sorti de l’enfance), en tant que professeur de lettres (au travers de ses mots, j’ai reconnu certains de mes professeurs, qui ont su en leur temps me transmettre l’amour de la littérature et l’audace de découvrir des auteurs que je jugeais alors inaccessibles pour moi), en tant qu’auteur, même s’il se défend bien d’être écrivain.

Un passage que j’ai beaucoup aimé parce qu’il me parle vraiment, il retranscrit ce que je ressens viscéralement :

«  L’écriture est toujours la traduction d’un manque, d’une fêlure, une façon de déplacer les atomes de la réalité » 

L’humilité dont je parlais ci-dessus éclate lorsqu’il parle de ses Maîtres : Proust, Le Clézio, Dickens… Tous ces auteurs lus sans lesquels il ne serait celui qu’il est aujourd’hui. « Il est impossible d’écrire sans lire » dit-il tout au long du livre, et ô combien il a raison, même si devant certains livres, il nous semble outrecuidant d’oser soi-même aligner quelques mots, comme ce fut le cas pour lui après avoir lu « A la recherche du temps perdu ».

J’ai aimé ce livre qui ne se veut pas pédant, mais décrit simplement le parcours d’un homme amoureux des lettres, humain et très attachant.

Ecrire est une enfance de Philippe Delerm – Editions Albin Michel

15 €

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2 réflexions sur “Ecrire est une enfance – Philippe Delerm

  1. J’ai trouvé ce livre vraiment attachant, prouvant quoique on en dise, que Delerm est un sacré bon écrivain, et cela fait effectivement des envieux…….et surtout des jaloux.

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