Les mystères de Winterthurn – Joyce Carol Oates

Quatrième de couverture :

À la fin du xixe siècle, au manoir de Glen Mawr situé dans la ville de Winterthurn à l’est des États-Unis, vit l’étrange famille Kilgarvan, composée de trois filles : Georgina, l’aînée, appelée la « nonne bleue », et ses deux demi-soeurs qu’elle élève seule, la sage et studieuse Thérèse et la jolie et fantasque Perdita. À l’aube d’une journée de mai, Georgina s’en va en ville acheter cinquante livres de chaux vive. Peu après, on retrouvera le bébé de sa cousine Abigaïl, venue quelques jours en visite, égorgé près du lit de la mère.
Douze ans plus tard, cinq jeunes filles sont retrouvées mortes, atrocement mutilées, près de Winterthurn. Et, douze ans plus tard encore, c’est le pasteur, sa mère et une de ses paroissiennes qui sont sauvagement assassinés à coups de hache. Chaque fois, la clé de ces mystères épouvantables va être la même : jusqu’où ose aller une femme amoureuse ?

Xavier Kilgarvan mène les trois enquêtes avec verve et passion et met toute sa vie dans la résolution de ces crimes. Et l’on suit avec délice les façons de la société du tournant du siècle avec tout ce qu’elle a de suranné et d’hypocrite à force de bienséance.

Mon avis :

Ce roman n’est pas une nouveauté, mais une réédition. L’auteur nous livre ici un roman dans lequel se mêle différents genres tels que le policier et le gothique classique. On y retrouve aisément l’influence de Conan Doyle et d’Edgar Poe. C’est un roman noir où se mêlent réalisme et fantastique, horreur et atrocités, le tout narré avec un humour sous-jacent. L’auteur n’hésite pas à montrer les faux-semblants de ses personnages (un juge qui revendique sa probité et sa justice, tout en n’hésitant pas à faire exécuter des gens de peu, sous prétexte justement qu’ils valent peu…). Mais c’est avant tout une description sans concession de la société bien-pensante de l’Amérique du XIXème siècle qui sous un masque de vertu, s’adonne en fait aux pires dépravations.

L’ouvrage est très dense, et il serait faux de dire qu’il  se lit tout seul. Non, il demande des efforts. Aller au bout de ces trois énigmes mystérieuses se mérite, et c’est tant mieux, à une époque où l’on recherche sans cesse la facilité partout.

Un bon roman comme on les aime, à découvrir ou redécouvrir sans hésitation.

éditons Stock – Paru en janvier 2012 – 23.49 €

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