L’univers de Nadine Monfils

Cet article pour vous parler non pas d’un livre, mais de l’univers d’un auteur.

J’ai découvert Nadine Monfils il y a quelques années au travers de ses romans érotiques. Ce furent tout d’abord les « Contes pour les petites filles perverses », puis « Le bal du diable » plus récemment. Dernièrement, alors que j’avais échangé avec une connaissance à son sujet, cette personne m’a fait passé en prêt « La petite fêlée aux allumettes ».


Ainsi j’ai découvert l’univers des polars de l’auteur. Il y a un point commun néanmoins entre tous ces livres, c’est le fait que Nadine ne se cantonne pas à raconter des histoires, elle invente de toutes pièces l’univers dans lequel elles se déroulent. Les pays sont fictifs, les personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Ainsi dans la Petite fêlée, on découvre un homo flic le jour et travelo la nuit, une mémé alcoolo et nymphomane aussi folle de la gâchette que de son corps, j’en passe et des meilleures.

Alors que tout paraîtrait outrancier dans un univers dit normal, cela passe très bien dans ce monde doux-dingue « monfilsien ». « Le trop annule l’effet, n’oubliez jamais cela mademoiselle », m’assurait mon professeur de français de lycée quand il me démontrait que San-Antonio n’était pas vulgaire pour lui. Et bien ici c’est exactement la même chose et c’est ma fois très réussi. Tout est permis, tellement les choses sont loufoques, les situations décalées, les personnages caricaturaux, et le lecteur s’amuse infiniment.

Pour tout dire, et peut-être parce que Nadine Monfils est belge, son monde n’est pas sans m’évoquer celui de l’une de ses consœurs d’outre-Ardennes, Gudule qui a signé la trilogie excellente de « La ménopause des fées ». Je prends le même plaisir à m’immerger dans l’un que dans l’autre, à me laisser emporter dans la folie des auteurs, dans leurs délires imaginatifs, et j’en redemande.

Alors si vous n’avez jamais lu Nadine Monfils, faites-le de toute urgence, vous ne regretterez pas. D’autant que son nouveau roman est disponible chez Belfond, il s’agit de « La vieille qui voulait tuer le bon Dieu ».

Paru en mars 2013 aux éditions Belfond

 

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