Nymphéas noirs – Michel Bussi

Quatrième de couverture

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.
Au coeur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrive. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.

Mon avis

Le prologue plante le décor : A Giverny, village de Monet, vivent trois femmes. Deux d’entre-elle mourront, la dernière et la plus vieille -la narratrice- survivra. Treize jours pour que se nouent les drames et pour que l’intrigue trouve son dénouvement. Dès le départ, le lecteur est mis en haleine et se retrouve embarqué dans un tourbillon de sensations diverses et variées.

Qui a bien pu tuer Jérôme Morval, ophtalmologiste de renom, dont le corps a été retrouvé dans le ru de l’Epte ? Ce meurtre aurait-il un rapport avec un autre ayant eu lieu au même endroit en… 1937 ?

Nymphéa noirs est bien plus qu’un roman noir, c’est un roman impressionniste. Michel Bussi écrit comme il peindrait, par petites touches précises, rapides, qui créent un texte gorgé d’une multitudes de nuances. Un récit à trois voix qui maintient le lecteur sous pression, l’embarque dans des pistes multiples pour mieux le perdre. Un jeu permanent entre le passé, le présent, l’innocence et la manipulation destructrice.

Les personnages sont magistraux. Les personnages féminins tout d’abord : une vieille femme qui se fond dans le paysage pour mieux observer tout le monde et qui sait, peut-être bien pire, Fanette, petite fille au talent de peintre prometteur prête à tout sacrifier à son art et Stéphanie, la jeune et belle institutrice énigmatique et menteuse. Toutes trois sont attachantes, inquiétantes, émouvantes au possible.

Du côté masculin, il y a le duo de flics Laurenç Sérénac le gascon fraîchement muté et Silvio Benavidès, son adjoint tellement méticuleux qu’il en paraît maniaque. Jacques, le mari maladivement jaloux de Stéphanie, suspect numéro un du meurtre de Jérôme Morval, et les enfants Paul, Vincent, Camille, qui portent tous des prénoms de peintres impressionnistes, sont loin d’être des seconds rôles.

Et, servant d’écrin à cette intrigue policière palpitante, il y a la vie et l’oeuvre de Monet, ses nymphéas omniprésents, sa maison, son jardin, ses contemporains impressionnistes. Les détails sont multiples et impressionnants d’exactitude. On n’a qu’une envie après avoir lu ce livre, découvrir par soi-même les lieux, s’y perdre jusqu’à plus soif.

Je ne donnerai pas de détails sur l’histoire en elle-même, ce serait un crime. Je peux simplement vous dire que j’ai terminé ma lecture en larmes, et ma foi, il y a bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Un roman magnifique qui confirme, si besoin est, l’immense talent de son auteur. A découvrir de toute urgence.

Les-nympheas-noirs

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