Blond cendré – Éric Paradisi

Quatrième de couverture

Alba et Maurizio se rencontrent à Rome pendant la guerre. Elle transmet les messages de la Résistance, il est coiffeur dans le ghetto. Déporté à Auschwitz, Maurizio survit en devenant le barbier de sa baraque, sans jamais renoncer au souvenir d’Alba, à la délicatesse de son visage dessiné sur du papier volé.

Ce portrait, comme sa souffrance, Maurizio l’a confié à sa petite-fille.

Des années plus tard, au cours d’une interminable nuit, elle raconte à l’homme qu’elle aime cette histoire qui est son héritage. Mais à mesure que la nuit avance, le drame resurgit…

Mon avis

Dans ce roman, l’amour, la mort et la vie s’entremêlent inextricablement, créant une ambiance lourde, bouleversante, mais de laquelle l’espoir jaillit par moment, comme de petits morceaux d’azur dans un ciel d’orage. Parce que même après un incendie de forêt aussi terrible fût-il, finissent toujours par réapparaître de nouvelles plantes, plus belles et plus verdoyantes que les précédentes.

Si je parle du feu ce n’est pas anodin, car lui aussi est un personnage à part entière du récit., que ce soit celui des fours d’Auschwitz-Birkenau ou celui d’un appartement parisien. Tout comme le cendré de la chevelure blonde d’Alba ou les cendres crachées par les sinistres cheminées du camp de la mort.

Éric Paradis fait un récit à la première personne, se mettant dans la peau de la narratrice. Sa sensibilité à fleur de peau y fait d’ailleurs merveille et l’on se prend même à se demander s’il n’a pas été femme dans une vie antérieure tant ses mots, ses phrases sonnent juste et émeuvent au plus profond de soi, sans jamais pour autant tomber dans le pathos larmoyant qui serait indécent.

Blond cendré célèbre la mémoire, mais est une exhortation à la vie, envers et contre tout, comme le résume très justement cette phrase qui figure au dos du livre :

Si les morts parlent aux vivants, c’est pour leur apprendre comment vivre et ne se souvenir que de l’amour.

Cinquième roman de l’auteur, Blond cendré est à paraître le 1er septembre 2014 aux éditions JC Lattès. Sans nul doute, un des grands livres de cette rentrée littéraire. À découvrir absolument !

Parution le 1er septembre 2014

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Une réflexion sur “Blond cendré – Éric Paradisi

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