Gravé dans le sable – Michel Bussi

Quatrième de couverture

Ce qui importait pour elle, c’est que Lucky ne soit pas mort comme un autre sur cette plage. Cette mort, il l’avait décidée, il l’avait voulue. Lucky n’avait pas fait la guerre, il avait joué. Il n’était pas mort, il avait simplement perdu au jeu, perdu momentanément, tant qu’Arlington n’avait pas payé. Mais Lucky finirait par gagner, comme toujours, Alice s’en chargerait, Alice ne vivrait plus désormais que pour cela. Tous les rangers présents dans le car le comprirent. Alice n’était plus programmée désormais que pour une mission, une seule : faire payer les Arlington. Leur faire payer cette dette.  » L’espoir était infime de s’en sortir vivant. Mais quand on s’appelle Lucky, qu’on a la chance du diable et qu’on aime la plus jolie fille du monde, Alice Queen, alors peut-être la mort n’est-elle qu’un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit GI sur la péniche qui les menait au carnage de ce petit matin de juin 1944. Alors Lucky a joué sa vie. Alice sera une jeune veuve sublime et fidèle au souvenir de son fiancé. Et tenace pour forcer la vérité lorsqu’elle apprend ce qui s’est joué quelques heures avant le débarquement. Prête à tout pour retrouver la trace du contrat contresigné par deux témoins, quitte à sillonner toute l’Amérique au côté d’un détective, Nick, raide dingue de la belle. Avec à leurs trousses, une puissante sénatrice et un tueur à gages…

Mon avis

Sorti le 2 octobre aux Presses de la Cité, ce roman n’est pas pour autant nouveau puisqu’il a connu une première vie chez un autre éditeur (Éditions des Falaises) sous le titre Omaha Crimes. Il s’agit en fait du tout premier roman de Michel Bussi.

Et bien dans ce premier roman, on trouve déjà tous les ingrédients de ce qui a fait le succès des suivants. Des personnages attachants, une intrigue imparablement addictive, une écriture fluide et prenante qui empêche de lâcher le volume une fois commencé… L’action débute en Normandie, sur les plages situées au pied des falaises d’Omaha en 1944, et se termine au même endroit en 1975. Durant ces trente ans, deux femmes -l’une américaine, l’autre normande- n’ont de cesse de percer à jour le mystère qui entoure la mort de Lucky et la disparition d’Alan.

On retrouve aussi l’humour de l’auteur au travers le personnage du détective américain, au nom évocateur de Nick Hornett (mais l’imaginerait-on avec ? 🙂 ). J’ai particulièrement apprécié les pensées intérieures du personnage qui apportent un côté complètement décalé et souvent drôle à cette histoire dramatique.

Suspens donc, rebondissements, fausses pistes, tout y est pour balader le lecteur. Et on tombe dans le panneau de façon imparable ! C’est cela que j’aime chez Michel Bussi, cet art maîtrisé impeccablement des faux-semblants que l’on retrouve dans tous ses romans. Je l’avais écrit après la lecture de Un avion sans elle et je le redis aujourd’hui, l’auteur est un grand pervers qui se joue de ses lecteurs avec brio pour leur plus grand plaisir, qui redonne toutes ses lettres de noblesse à la grande littérature populaire. À lire de toute urgence, que vous soyez fan de Michel Bussi ou non.

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