Carnets d’un infirmier d’une guerre oubliée – Daniel Seigneur

Carnets d'un infirmier 2Quatrième de couverture

À l’invitation de sa tante, un jeune homme passe des vacances au cours de l’été 1870 en Savoie. Il va y être surpris par la déclaration de guerre franco-allemande. Ne pouvant plus revenir dans son village à Vyans, situé près d’Héricourt (Haute-Saône), il s’engage dans la Garde mobile de Chambéry et est enrôlé comme ambulancier dans l’armée de l’Est. Il retrouve fortuitement les siens et rencontre une jeune fille. Son bataillon est commandé par Charles-Albert Costa de Beauregard, marquis savoisien mais aussi grand républicain.

Les combats, à commencer par la bataille de Villersexel, en Haute-Saône, vont se poursuivre pendant quelques jours dans la région de Montbéliard, Héricourt, le long de la Lizaine. A travers ce personnage, l’auteur décrit les incommensurables souffrances et la misère des hommes, mal équipés, affamés et gelés qui, par un hiver exceptionnellement froid et rigoureux, combattent sous le commandement du général Bourbaki.

Mon avis

J’ai lu ce roman -car malgré toutes les recherches historiques très pointues, il s’agit bien d’un roman- très vite. Le style de l’auteur est très fluide et on dévore les pages à un rythme soutenu. La guerre de 1870 n’est pas celle qui est la mieux connue du grand public, et si au niveau de la Franche-Comté, on sait tout ou presque du siège de Belfort (qui dura 104 jours et permit à la ville de rester française), le reste des événements de cette période nous échappe totalement. Aussi, ce fut un vrai plaisir pour moi que de m’instruire sur cette période. D’emblée, on s’embarque dans le périple de ce jeune homme, on souffre avec ces soldats victimes d’une guerre ignoble (mais en existe-t-il d’autres ?). On visualise également très bien les lieux lorsque l’on est originaire de la région. Moi qui suis montbéliardaise de naissance, mais qui n’avait jamais entendu parlé de la bataille de la Lizaine, j’ai découvert que des endroits que je connais très bien avaient été les lieux d’une épouvantable et stérile boucherie.

Autre point fort de ce livre, c’est l’état de ce qu’était la médecine de guerre à l’époque et la façon dont travaillaient les « infirmiers » (je mets des guillemets puisque le diplôme d’infirmier(ère) n’a été créé qu’après la guerre de 14/18) de la Croix-Rouge dans ce premier conflit suivant sa fondation par Henri Dunand.

Bref, je n’ai pas été déçue du tout par ce roman que je recommande chaudement à tous les amoureux d’histoire en général et aux francs-comtois en particulier.

Carnets d’un infirmiers d’une guerre oubliée est paru aux Éditions Cabédita

Daniel Seigneur sera l’invité du Café littéraire des deux Plancher le jeudi 5 mars 2015, à partir de 20 heures à la médiathèque de Plancher-Bas.

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