L’été des enfants rois – René Barral

Quatrième de couverture

Durant les vacances d’été, Valentin, onze ans et demi, débarque de la capitale pour un séjour chez ses grands-parents le temps de la convalescence de sa mère. Difficile d’intégrer un environnement différent et de nouveaux camarades, divisés en deux clans rivaux : les Comanches et les Apaches. Pour prouver ses capacités à la première tribu, Valentin est mis au défi d’attraper trois poissons à mains nues, lui le jeune Parisien ! Sa tentative échoue et il frôle la noyade, dont il est sauvé par Tchoundo. Entre ces deux « originaux », l’adolescent fraîchement arrivé et le gitan énigmatique, une chaleureuse amitié va alors naître et des confidences de part et d’autre les rendre toujours plus complices…

Mon avis

Ce roman fait partie de ceux récemment parus aux éditions De Borée, maison spécialisée dans ce que l’on appelle « les romans du terroir », pour cette rentrée littéraire. Ce n’est pas mon registre de prédilection, mais pour travailler en bibliothèque, je sais qu’il a beaucoup d’amateurs.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, le démarrage me semblant un peu poussif. En fait, à l’évocation des bandes rivales des Comanches et des Apaches -enfants de deux villages voisins-, j’avoue m’être dit « Pfff, une énième ressucée de La guerre des boutons « , mais en fait pas du tout. Cette rivalité n’est pas le fil conducteur de ce roman et c’est tant mieux. On découvre comment Valentin, onze ans, qui a grandit dans la famille bourgeoise de son père jusqu’à ce que celui-ci n’abandonne femme et enfant pour filer le parfait amour avec une jeunette aux USA, se retrouve chez ses grands-parents maternels, des gens modestes du sud de la France. C’est la découverte de la liberté pour cet enfant à qui, jusque-là, tout était interdit. Les jeux avec les copains bien sûr, mais aussi la découverte des premiers émois sensuels, et l’amitié toute particulière qu’il noue avec Tchoundo, le gitan qui vit en marge du village.

Encore une fois, je n’ai pas tellement d’éléments de comparaison dans ce registre, mais ce livre se lit bien. On y retrouve des petites notes qui ne sont pas sans rappeler Le grand chemin. Une bonne lecture détente pour les amateurs du genre. Du point de vue strict de l’écriture, j’aurais préféré que le texte comporte moins de répétitions, qui viennent casser le plaisir et alourdissent quelque peu. Il aurait gagné a être un peu plus épuré. De la même façon, pour certains mots issus du patois, des notes de bas de page auraient été les bienvenues afin d’éclairer les néophytes.

L’été des enfants rois, de René Barral – Editions De Borée – 21 euros.

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Une réflexion sur “L’été des enfants rois – René Barral

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