Le bal des ardentes – Ghislain Gilberti

bal des ardentesQuatrième de couverture

En plein cœur de Marseille, un attentat extrêmement violent souffle un bâtiment entier, faisant nombre de victimes. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy, de la SDAT (Sous-direction antiterroriste), est immédiatement dépêché sur place pour prendre en main cette affaire au retentissement énorme, à la hauteur du massacre.

Les premiers résultats de l’enquête lui font comprendre que cet acte non revendiqué est lié au trafic de drogue. Dès lors, accompagné par son groupe aux allures de meute, Barthélemy étudie le biotope local et s’immerge dans le milieu impitoyable du crime organisé au sein de la cité phocéenne.

Grâce à l’assistance d’un agent d’Interpol et d’un groupe spécialisé dans les analyses de scènes de crime post-explosion, l’équipe constate que le poseur de bombes a déjà sévi sur tous les continents. Son profil est plus proche de celui d’un tueur en série que d’un terroriste. Mode opératoire scrupuleux, signature, monomanie… L’homme se révèle un dangereux psychopathe et donne des prénoms féminins à ses engins de mort en les gravant dans l’acier.

Une course-poursuite contre ce véritable fantôme va être mise en place avec l’aide de la police locale. La commissaire Cécile Sanchez va elle aussi apporter son concours à l’enquête de Barthélemy.


Mon avis

Voici donc le troisième thriller signé par Ghislain Gilberti, et paru en mai dernier aux éditions Anne Carrière. L’auteur nous avait annoncé un roman fort au suspens insoutenable, le pari a été tenu. On se retrouve à Marseille où vient d’avoir lieu un attentat à la bombe sanglant. Le commissaire Ange-Marie Barthélemy et ses hommes se lancent dans une traque impitoyable afin de retrouver Il Diavolo, le personnage diabolique et sanguinaire qui sème la mort partout où il passe.

L’action est quasi simultanée avec celle du Baptême des ténèbres, car on se souvient que Barthélemy avait, dans ce précédent opus, sollicité l’aide de Cécile Sanchez pour une affaire de terrorisme.

J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans l’histoire que pour le précédent, du fait de la multitude de détails très techniques concernant les armes et explosifs. Bah oui, je suis une femme et ma foi, ce n’est pas le genre de chose qui me passionne, je l’avoue. Cependant, si certains auraient pu être absents, beaucoup d’autres se révèlent utiles. Par contre, une fois passé le premier tiers, je n’ai plus pu lâcher mon livre tant l’angoisse montait.

Ghislain Gilberti et sa plume acérée font encore merveille dans ce roman qui, à n’en pas douter, connaîtra le même succès que les deux premiers. En trois volumes, il a prouvé qu’il avait tout d’un grand écrivain. Et si il s’est fait un nom dans le registre particulier du thriller où la violence et le chaos  -qui sont la trame de fond de ses trois intrigues- font merveille, je l’attends maintenant dans un domaine plus apaisé. Je n’ai aucun doute que sa sensibilité et ses qualités humaines peuvent avoir beaucoup d’autres choses à nous raconter que le sang et l’horreur. Un auteur à suivre de très près, car je pense qu’il n’a pas fini de nous surprendre.

Enfin, d’après des confidences de l’auteur faites à un journaliste de l’Est Républicain récemment, les droits d’adaptation cinématographiques du Festin du Serpent et du Baptême des ténèbres ont été achetés, et les personnages de Ghislain Gilberti devraient donc nous faire frémir au cinéma, de quoi hanter l’écran noir de nos futures nuits blanches.

Les ténèbres et rien de plus – Julia Tommas

les ténèbres et rien de plusQuatrième de couverture

Qu’est devenu le corps de Peter Mulchan, le tueur en série qui a terrorisé New York ? C’est la question que se posent l’inspecteur Kenji Yoshiro, de la brigade criminelle, et le docteur Lisa Cavalcante, chercheuse en neurosciences à l’université de Columbia. Le premier se souvient encore du jour où il était parvenu à l’arrêter. Mais, inculpé pour le meurtre de trois jeunes femmes et deux tentatives d’assassinat, Mulchan s’était suicidé dans sa cellule avant même de connaître la date de son procès. Quant à Lisa, son doctorat en neuropsychiatrie ne lui est d’aucun secours pour faire face au traumatisme qu’elle a subi un an auparavant : Peter Mulchan était un de ses patients, et c’était avec elle qu’il avait décidé de mettre un terme à ses activités de serial killer ; et pourtant, il avait tenté de la tuer. Depuis ce jour, Lisa est hantée par ce souvenir ; un éclat de voix dans la foule, le contact d’une main dans le métro, un visage entraperçu au détour d’une rue, autant de symptômes du stress post-traumatique dont elle souffre et pour lequel elle refuse de se soigner. Alors qu’elle se réfugie dans ses travaux de recherche, déterminée à prouver que la quatrième victime du tueur en série, encore plongée dans un état végétatif, pourrait sortir du coma, l’impensable se produit. Le corps d’une jeune femme est retrouvé dans un cimetière de la ville. Les marques sur son cadavre ne laissent aucun doute : elle a été enlevée et torturée selon le modus operandi de Peter Mulchan. Troublé par la ressemblance physique de cette nouvelle victime avec Lisa, Yoshiro pense avoir affaire à un imitateur. Mais la neuropsychiatre a un tout autre avis : et si Peter Mulchan n’était pas mort ?

Mon avis 

Ce livre m’a été envoyé par les éditions Anne Carrière et je les en remercie. C’est un thriller de très bonne qualité et je me félicite d’avoir découvert un nouvel auteur. Que dire ? Dès les premières pages, le lecteur est aspiré dans quelque chose qui le dépasse. L’intrigue est à proprement parler infernale, l’écriture addictive. C’est un « page turner » dont on n’arrive plus à se défaire. Lorsque l’on arrive à la fin et qu’enfin, on souffle de soulagement, eh bien non… Ce n’est pas fini !

L’auteur utilise tous les outils à sa disposition pour développer l’angoisse du lecteur et elle y réussi assez brillamment d’ailleurs. Un sans faute pour ce roman noir qui ravira tous les amateurs du genre par son efficacité.

Le Baptême des Ténèbres – Ghislain Gilberti

Quatrième de couverture 

Cécile Sanchez, commissaire de police spécialisée en criminologie, en analyse comportementale et en interprétation du langage non verbal, dirige une section d’élite de l’OCRVP, l’Office central pour la répression des violences aux personnes. Elle traque les criminels les plus dangereux et déviants de l’Hexagone. Entourée par un médecin-légiste aussi compétent qu’excentrique, un groupe méticuleux de la police scientifique et une section d’assaut structurée en meute, Sanchez devra cette fois percer les arcanes d’un tueur au psychisme atypique. Celui qui est rapidement surnommé « le Ramoneur » au sein des services de police, à cause de son penchant pour pénétrer ses victimes à la lame, signe ses actes en dessinant sur les visages des suppliciées un masque mortuaire à l’esthétique sanglante.
Alors que les enquêteurs luttent pour travailler à couvert, en retardant au maximum la fièvre médiatique, le tueur va accélérer la cadence et modifier son mode opératoire jusqu’à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Au fil des investigations, la commissaire va plonger au cœur d’un dossier ténébreux. Heureusement, un spécialiste des profondeurs va la rejoindre en chemin et jouer le rôle d’un Virgile des temps modernes.

Mon avis

Après Le Festin du Serpent (Prix France Bleu des lecteurs, prix découverte Polars Pourpres et finaliste du prix du meilleur polar francophone) paru aux éditions Anne Carrière en 2013, Ghislain Gilberti nous livre un second thriller qui porte bien son nom. Car pour être ténébreux, il l’est à un point que l’on n’imagine même pas. C’est carrément dans un voyage en enfer que l’on plonge, une exploration du mal absolu et de ses racines. Le style est percutant, la narration détaillée et crédible, le lecteur se retrouve embarqué dans une course effroyable qui ne lui laisse pas le temps de respirer. C’est un roman que je qualifierais presque de cinématographique tant il est rythmé et visuel (sans pour autant que la psychologie des personnages soit délaissée, loin de là).

La quatrième partie du livre qui comporte 99 pages est d’un suspens quasi insoutenable qui met à mal les nerfs. Si l’on n’est pas prêt à l’engloutir dans la foulée des chapitres précédents, mieux vaut ne pas l’entamer… Une fois commencée on ne lâche plus rien et on en ressort totalement lessivé au niveau des sensations, un peu comme si l’on sortait d’une essoreuse lancée à grande vitesse !

En deux romans publiés, Ghislain Gilberti démontre que sa plume n’a rien à envier aux maîtres du thriller, américains ou français. Un auteur à suivre de très très près, d’autant plus qu’un troisième roman, Le Bal des Ardentes devrait arriver dans les bacs des libraires au début de l’année 2015.

Pour en savoir plus sur l’auteur, voici un article dans lequel il se dévoile dans ses moindres retranchements, c’est à lire ICI

Et pour les curieux, le prologue du roman est accessible gratuitement ICI