Le Monarque, son fils, son fief – Marie-Célie Guillaume

Quatrième de couverture

Un Monarque, agité et colérique. Un Dauphin pressé, avide de conquêtes. Une Principauté belle et prospère, objet de toutes les convoitises. À sa tête, l’Arménien, ami du Monarque auquel il a succédé. Voici planté le décor et succinctement présentés les héros de cette histoire, où toute ressemblance avec des situations ayant réellement existé ne saurait être totalement fortuite.
Pour l’Arménien, l’avènement de Rocky devait être l’aboutissement d’ une vie de combats communs. Une fierté personnelle, une espérance pour le Vieux Pays. Ce fut le début des ennuis. Écarté du gouvernement, l’homme blessé s’attelle à une tâche aussi ambitieuse que provocatrice : le nettoyage des écuries de la Principauté. La fureur du Monarque, qui se sentira visé par cette entreprise, n’aura d’égale que sa détermination à propulser son fils, jeune prodige de la politique, à la tête de son fief.
De la Cour aux tours de la Principauté, cette fable politique nous entraîne dans les coulisses d un combat inégal, truffé de rebondissements. Malheur aux vaincus !

Directeur de cabinet de Patrick Devedjian au Conseil général des Hauts-de-Seine depuis 2007, Marie-Célie Guillaume a également occupé différentes fonctions en cabinet ministériel. Avec ce premier livre, elle signe une satire talentueuse et très bien informée sur la comédie du pouvoir, ses illusions, ses misères et sa grandeur.

Mon avis

La sortie de ce livre a fait l’effet d’une bombe, au lendemain de la défaite de l’ex-président, qui fut suivie de la défaite de son parti aux élections législatives.

Ce qui y est décrit, ce sont les rouages d’un véritable système établis par et pour un homme. Présenté comme un roman à clés, les protagonistes sont affublés de pseudonymes qui prémunissent l’auteure de poursuites, tout en permettant au lecteur de les identifier.

Sauf pour quelques faits bien particuliers (comme la « gâterie » exigée par « Rocky » au sein du Château, quelques minutes avant une remise de légion d’honneur à son amie Thénardier (!), le reste n’est jamais qu’une confirmation de ce que l’on avait déjà pu largement deviner au travers de divers documents de presse. Ainsi, la violence verbale dudit « Rocky » avait été largement évoquée dans un document que Marianne avait diffusé avant les élections de 2007, et toujours téléchargeable sur le site du journal sous le titre « Le vrai Sarkozy ».

Par contre, il est intéressant ici de découvrir comment tout cela est né, quels sont réellement les réseaux d’influence et leurs moyens… C’est littéralement stupéfiant !

Si vous ne lisez ce livre que pour des détails croustillants du type de celui qui a fait le tour des plateaux télé et des unes de journaux récentes, vous en serez un peu pour vos frais, tout a été dit. Mais pour tout le reste, foncez !

 

Le monarque son fils son fief