L’aliéniste – Caleb Carr

l'aliénisteQuatrième de couverture

John Moore Schuyler, jeune chroniqueur criminel au New York Times, est appelé d’urgence par Laszlo Kreizler. Ce dernier, précurseur brillant de ce qui est aujourd’hui appelé la psychologie – un aliéniste selon le vocabulaire de l’époque -, a découvert le corps horriblement mutilé d’un jeune garçon. Il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier… Quel genre d’être humain est capable de commettre de tels crimes, et pour quelle raison ? Ayant obtenu le soutien de Theodore Roosevelt, le futur président des Etats-Unis, alors préfet de la police de New York et une vieille connaissance de Kreizler et de Moore, les deux amis ouvrent leur enquête. Leur approche est inhabituelle, pour le moins : en étudiant ces crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin pour le devancer dans ses projets meurtriers. En cela, ils sont assistés par deux détectives juifs, spécialistes de méthodes révolutionnaires comme la dactyloscopie et l’anthropométrie judiciaire, et par une jeune femme ambitieuse qui rêve d’être la première femme officier de police. La petite équipe incongrue suscite l’intérêt, et, très rapidement, la réaction violente d’un groupe de personnes qui entendent utiliser à leurs fins la série de meurtres. Le tueur frappera de nouveau. Une course de vitesse s’engage, où se confondent chasseur et proie…

Mon avis

Il s’agit d’une réédition parue cette années aux Presses de la Cité, que j’ai reçue en service de presse. Ce roman, paru initialement en 1994, a reçu le Grand prix de littérature policière et le Prix Mystère de la critique. L’action se déroule en 1896 à New-York et on  découvre un préfet de police qui ne nous est pas inconnu, puisqu’il s’agit de Théodore Roosevelt, futur président des Etats-Unis. C’est lui qui décide qu’il est grand temps de mettre un terme aux agissements de ce tueur de prostituées. Pour se faire, il s’entoure d’amis : l’un est « aliéniste » (plus tard on l’aurait appelé psychiatre), l’autre est un expert avant l’heure, spécialiste de l’antropométrie et autres techniques nouvelles. Et nous avançons dans cette enquête avec ces tout-nouveaux outils, pionniers de ce qui va devenir plus tard la police scientifique. De ce point de vue, c’est extrêmement intéressant.

Ce roman tient à la fois du thriller, du roman d’aventures. Il y a en lui des réminiscences de ce que pouvaient être les grands feuilletons qui paraissaient jadis dans la presse. On est tenu en haleine tout au long des pages sans que l’on ne puisse se détacher de cette lecture. C’est un excellent roman que je recommande vivement. Du coup, cela me donne envie de découvrir les autres titres signés par l’auteur. Encore une belle découverte pour moi.

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Maman a tort – Michel Bussi

Quatrième de couverture

Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant.
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent.

Qui est Malone ?

Mon avis

J’ai lu beaucoup des romans de Michel Bussi et celui-ci entre d’emblée dans mon Top 3, derrière Nympheas noirs et Un avion sans elle. Comment ne pas être sensible à ce que raconte le petit Malone ? À ce monde de l’enfance qui est partout, entre la commandante Marianne Augresse (:), le lieutenant Pierrick Pasdeloup dit « Papy » ou le psychologue scolaire Vasile Dragonman ? Au lien unique et si fort qui existe entre Malone et Gouti, son doudou qui lui parle tous les soirs sous la couette ?

Et puis il y a la seconde intrigue, la traque de braqueurs qui dure depuis 10 mois et qui échoue toujours au dernier moment, chaque fois que Marianne Augresse et ses hommes sont sur le point des les serrer. On a un peu de mal à croire que malgré cela, la policière se laisse aller à suivre les intuitions de Vasile Dragonman, mais après tout… Pourquoi serait-il si surréaliste que cette femme en mal d’enfant, tourmentée par son horloge biologique, soit sensible à la détresse de ce petit bonhomme ? C’est cela que j’aime dans l’univers de l’auteur, que les personnages, quelles soient leurs fonctions ou leurs situations, restent toujours profondément humains, avec leurs failles et leurs faiblesses. Et cela, on le retrouve dans la chute du livre d’ailleurs.

Enfin, il y a les contes que Gouti raconte à l’oreille de Malone chaque soir. Un par jour; répété de semaine en semaine, tels des mantras. Ces histoires enfantines aux apparences anodines nous embarquent dans un univers peuplé de pirates, d’ogres, de fusée et de château. C’est frais, c’est délicieusement enfantin et tendre. C’est totalement décalé et inattendu dans un thriller… Mais on le sait, les thrillers de Michel Bussi ne sont pas ordinaires, ce d’ailleurs ce qui fait leur charme.

Michel Bussi est un maître de la manipulation, ce n’est pas une nouveauté. Mais d’habitude, il manipule le lecteur… Ici, ce sont ses personnages qu’il manipule avec virtuosité. Et lorsqu’ils pensent avoir compris -et nous avec eux-, tout s’écroule comme un château de cartes. J’adore me faire emmener en bateau avec autant de brio.

Au risque de me répéter, je m’insurge quant au fait que Michel Bussi n’a jamais été invité au salon du livre de Besançon. Qu’attendent donc les organisateurs bon sang ! Les francs-comtois -et moi la première- attendent sa venue avec impatience… Alors Mr Bussi, si par hasard vous me lisez, quand prend-t-on date pour des dédicaces ? Il y aura foule, n’en doutez pas.

 

Philomena – Martin Sixsmith

philomena_inside_full_content_pm_v8Quatrième de couverture

Lorsqu’elle tombe enceinte en 1952, Philomena Lee n’est qu’une adolescente. Dans l’Irlande de l’époque, avoir un enfant hors mariage est considéré comme un péché. C’est pourquoi sa famille l’envoie au couvent de Roscrea, tenu par des soeurs de Madeleine, comme d’autres « femmes déchues ». Quand son fils Anthony a trois ans, il lui est enlevé afin d’être adopté par de riches Américains. On oblige la jeune femme à signer un document dans lequel elle s’engage à ne jamais chercher à savoir ce que l’église a fait de son enfant.

Philomena a malgré tout dédié les cinquante années suivantes de son existence à chercher son fils, se heurtant sans cesse au silence de l’église. Elle ignore que, de son côté, celui-ci a entrepris la même quête. Rebaptisé Michael Hess, le garçon a fait bien du chemin depuis son adoption : avocat réputé, il a rejoint l’administration Bush. Tout en cachant à son entourage familial et professionnel son homosexualité, puis sa séropositivité. C’est justement parce qu’il se sait condamné qu’il décide de partir en Irlande, sur les traces de sa mère. Pour se heurter lui aussi au mutisme des nonnes…

Mon avis

Ceci n’est pas un roman mais plutôt le récit de l’enquête sur les traces du fils disparu de Philomena. Durant cinquante ans elle l’a cherché partout, cet enfant que les bonnes soeurs lui ont volé pour le confier à l’adoption. Cette histoire fait écho à un reportage diffusé il y a quelques années par France Télévision, traitant le cas de ce que l’on a appelé les Marie-Madeleine. En effet, dans les blanchisseries de ces couvents, beaucoup de filles-mères dont le seul crime était d’être enceintes sans être mariées. C’est le journaliste Martin Sixsmith qui va finalement en retrouver la trace, aux USA. Mais Anthony, qui est devenu entre temps Michael Hess, est mort, après avoir passé une grande partie de sa vie lui aussi, à retrouver ses origines et sa mère biologique. A tel point qu’il a souhaité reposer dans le cimetière du couvent où il était né, afin que sa mère puisse un jour retrouver sa trace. Mais avant cela, il aura connu une vie « hors normes », tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un récit bouleversant que l’on découvre au fil des pages. Le livre a été adapté au cinéma et récemment diffusé sur Canal Plus.

La dernière à mourir – Tess Gerristen

la dernière à mourirQuatrième de couverture

Pour la deuxième fois de sa courte vie, Teddy a survécu à un massacre. A celui de sa famille, deux ans plus tôt ; et maintenant à celui de ses parents adoptifs. Profondément traumatisé, l’adolescent n’a nulle part où aller, jusqu’à ce que la police de Boston confie l’affaire à Jane Rizzoli, déterminée à le protéger. Teddy est alors placé dans un pensionnat avec d’autres enfants victimes de faits similaires. Bientôt, Jane découvre que ce qui semblait être une coïncidence est en réalité le fruit du calcul implacable d’un tueur qui sait très bien ce qu’il fait…

Mon avis

Voilà un nouveau volume des enquêtes de Rizzoli et Isles, sorti au moment où la diffusion de la série sur France2 reprenait en France. Trois adolescents échappent à la mort, tandis que leur entourage périt dans des circonstances troubles. Étrange, mais lorsque l’on découvre que pour chacun d’eux, c’est la seconde fois que cela arrive, on se dit que quelqu’un cherche absolument à les faire disparaître. Pourquoi ?

Pour leur protection, ces enfants sont envoyés à l’école d’Evensong, là où vit le protégé de Maura Isles, Julian (rencontré dans le volume La disparition de Maura). Cet établissement qui nous avait été présenté comme une école de surdoués est en fait une institution pour survivants dont les professeurs sont eux-mêmes des survivants. Bénéficiant de tous les moyens techniques et humains de sécurité, l’endroit semble imprenable, et pourtant, il sera le théâtre d’événements terribles.

On se retrouve une nouvelle fois embarqué dans une histoire qui ne nous laisse aucun répit et dans laquelle la nature humaine n’est pas laissée de côté. C’est une des choses que j’apprécie dans les récits de Tess Gerritsen d’ailleurs. Cela se lit tout seul, c’est palpitant et bien ficelé. Et pour le côté drôlatique, il y a les péripéties à remous des parents de Jane Rizzoli, qui n’en finissent pas de se bagarrer à propos d’un divorce que l’une espère afin d’épouser son cher et tendre, mais que l’autre refuse en espérant revenir à la maison après avoir vérifié que l’herbe n’était pas plus verte ailleurs (et surtout s’être fait jeté par la jeunette pour qui il avait quitté sa famille).

Bref, si vous voulez passer une bon moment de lecture, foncez sur ce roman, vous ne serez pas déçus. C’est paru aux éditons Les Presses de la Cité.

 

 

Les âmes perdues de Dutch Island – John Connolly

Quatrième de couverture

Depuis quelques années, Marianne vit seule avec son fils à Dutch Island, petite île pittoresque de l’Etat du Maine. Elle a choisi cet endroit isolé pour échapper à son mari, Moloch, un criminel particulièrement violent et dépravé qui la maintenait sous sa coupe. Aujourd’hui Moloch croupit en prison. Du fond de sa cellule, il fait des rêves étranges auxquels il se sent lié. Il y est question de piraterie, de massacres et de pillages. Une histoire qui ressemble étrangement à celle des premiers colons de Dutch Island, autrefois appelée Sanctuary. Cette histoire, Joe Dupree, l’unique policier local, en est le dépositaire.

Apprécié de tous, Joe garde un statut particulier dans l’île. La faute à son regard, toujours triste, qui lui vaut le surnom de Mélancolie Joe, et à sa stature de géant. Ces derniers temps, il a senti un changement dans l’île. Les anciens du village aussi. Il y a une recrudescence des événements singuliers dont Dutch Island a toujours été le théatre. Des apparitions de silhouettes à l’orée des bois. Une densification anormale de la végétation. Quelque chose est à l’?uvre. L’orage se prépare.

A la faveur d’un transfert, Moloch s’échappe grâce à l’aide de complices. Dans sa tête résonne l’écho d’un cri : vengeance. Mais reste à savoir s’il en sera le bras armé ou la victime…

Mon avis

J’avais ce livre en attente de lecture depuis quelques mois et je dois dire que je n’ai été déçue à aucun moment. Voilà un thriller d’une efficacité redoutable, qui mêle adroitement les codes habituels du genre à ceux du fantastique. Une île au passé terrible, marquée par un massacre ancien, une femme et un enfant qui se cachent pour échapper à un mari et un père psychopathe, un flic frappé de gigantisme mais à la sensibilité et l’humanité touchantes… Et des tueurs effroyables, tant dans leur cynisme que dans la perversité qu’ils utilisent pour liquider tout ceux qui les gênent.

Quoi dire de plus sans révéler et ruiner le suspens ? Le mieux est de le lire, franchement il en vaut le coup. Vous ne serez pas au bout de vos surprises tant que vous n’aurez pas tourné la dernière page.

Gravé dans le sable – Michel Bussi

Quatrième de couverture

Ce qui importait pour elle, c’est que Lucky ne soit pas mort comme un autre sur cette plage. Cette mort, il l’avait décidée, il l’avait voulue. Lucky n’avait pas fait la guerre, il avait joué. Il n’était pas mort, il avait simplement perdu au jeu, perdu momentanément, tant qu’Arlington n’avait pas payé. Mais Lucky finirait par gagner, comme toujours, Alice s’en chargerait, Alice ne vivrait plus désormais que pour cela. Tous les rangers présents dans le car le comprirent. Alice n’était plus programmée désormais que pour une mission, une seule : faire payer les Arlington. Leur faire payer cette dette.  » L’espoir était infime de s’en sortir vivant. Mais quand on s’appelle Lucky, qu’on a la chance du diable et qu’on aime la plus jolie fille du monde, Alice Queen, alors peut-être la mort n’est-elle qu’un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit GI sur la péniche qui les menait au carnage de ce petit matin de juin 1944. Alors Lucky a joué sa vie. Alice sera une jeune veuve sublime et fidèle au souvenir de son fiancé. Et tenace pour forcer la vérité lorsqu’elle apprend ce qui s’est joué quelques heures avant le débarquement. Prête à tout pour retrouver la trace du contrat contresigné par deux témoins, quitte à sillonner toute l’Amérique au côté d’un détective, Nick, raide dingue de la belle. Avec à leurs trousses, une puissante sénatrice et un tueur à gages…

Mon avis

Sorti le 2 octobre aux Presses de la Cité, ce roman n’est pas pour autant nouveau puisqu’il a connu une première vie chez un autre éditeur (Éditions des Falaises) sous le titre Omaha Crimes. Il s’agit en fait du tout premier roman de Michel Bussi.

Et bien dans ce premier roman, on trouve déjà tous les ingrédients de ce qui a fait le succès des suivants. Des personnages attachants, une intrigue imparablement addictive, une écriture fluide et prenante qui empêche de lâcher le volume une fois commencé… L’action débute en Normandie, sur les plages situées au pied des falaises d’Omaha en 1944, et se termine au même endroit en 1975. Durant ces trente ans, deux femmes -l’une américaine, l’autre normande- n’ont de cesse de percer à jour le mystère qui entoure la mort de Lucky et la disparition d’Alan.

On retrouve aussi l’humour de l’auteur au travers le personnage du détective américain, au nom évocateur de Nick Hornett (mais l’imaginerait-on avec ? 🙂 ). J’ai particulièrement apprécié les pensées intérieures du personnage qui apportent un côté complètement décalé et souvent drôle à cette histoire dramatique.

Suspens donc, rebondissements, fausses pistes, tout y est pour balader le lecteur. Et on tombe dans le panneau de façon imparable ! C’est cela que j’aime chez Michel Bussi, cet art maîtrisé impeccablement des faux-semblants que l’on retrouve dans tous ses romans. Je l’avais écrit après la lecture de Un avion sans elle et je le redis aujourd’hui, l’auteur est un grand pervers qui se joue de ses lecteurs avec brio pour leur plus grand plaisir, qui redonne toutes ses lettres de noblesse à la grande littérature populaire. À lire de toute urgence, que vous soyez fan de Michel Bussi ou non.

Ecoute-nous – Liz Coley

Quatrième de couverture

Angela a 13 ans quand elle disparaît d’un camp de vacances. Le lendemain, elle rentre chez ses parents – ou du moins c’est ce qu’elle croit : en réalité, elle a été absente plus de trois ans. Trois années dont elle n’a aucun souvenir. 
Que s’est-il passé ? Où était-elle tout ce temps ? Sans la moindre réponse à ces questions, Angela tente de reprendre une vie plus ou moins normale avec l’aide de la psychologue qu’elle voit désormais régulièrement. Au fil des séances, alors qu’elle cherche à retrouver la mémoire, Angela laisse parler les différentes personnalités qu’elle s’est créées pour supporter son calvaire. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer…

Mon avis

Ce thriller psychologique très efficace a pour sujet principal les troubles dissociatifs de la personnalité. Ce phénomène touche essentiellement les personnes soumises à un (ou des) traumatismes violents, et leur permet de se protéger de ce qu’elles subissent.

L’écriture de l’auteur est fluide et très prenante. Une fois que l’on démarre la lecture, il est très difficile de s’en détacher tant on a envie de savoir ce qui est arrivé à Angela, durant les trois ans qu’a duré sa disparition. Le volet psychologique est extrêmement bien vu et bien documenté, que ce soit du point de vue de l’héroïne que des personnages secondaires. J’ai été touchée par le portrait du père, rongé par la culpabilité de ne pas avoir pu protéger sa fille, même si au premier abord il paraît peu sympathique.

Rien n’est évident dans cette histoire et c’est tant mieux, et on découvre même des affreux là où on ne les attend pas. Et puis pour finir, je dirais que c’est une belle leçon de résilience puisque, après avoir mobilisé toutes ses ressources personnelles pour survivre, Angela va trouver dans sa thérapeute, celle qui saura l’aider à revenir dans la lumière et à aller de l’avant, malgré tout ce qui remonte à sa conscience. J’ai refermé ce livre en étant admirative de cette ado, de sa force intérieure, de sa volonté à retrouver une vie normale.

Une belle lecture pour les amateurs du genre, mais aussi pour ceux qui souhaitent s’y initier.