Le dernier amour d’Arsène Lupin – Maurice Leblanc

Quatrième de couverture

Décembre 1921. Alors qu’il se consacre désormais à l’éducation des enfants pauvres de la  » Zône  » au nord de Paris, Arsène Lupin doit reprendre du service pour défendre son bien. Des  » forces obscures  » veulent, en effet, s’approprier un livre mystérieux ayant appartenu à l’un des ses ancêtres, général d’Empire. Pour parvenir à leurs fins, ces forbans particulièrement bien organisés sont prêts à tout. Y compris à risquer la vie de Cora de Lerne,  » dernier et unique amour  » du célèbre gentleman-cambrioleur.  »  » Véritable arlésienne de la littérature populaire depuis 70 ans, cette ultime aventure du gentleman cambrioleur a été écrite au cours de l’été 1936. Alors qu’il retravaille ce roman pour le voir publier en feuilleton dans le journal L’Auto, Maurice Leblanc est victime d’une petite attaque cérébrale. Le Dernier amour d’Arsène Lupin reste alors en l’état et il demeurera inédit. A l’occasion du 70e anniversaire de la disparition du célèbre écrivain, la famille a finalement accepté d’offrir aux lecteurs cet inédit où chacun retrouvera la magie et l’élégance de l’un des plus grands héros de la littérature policière.

Mon avis

J’ai lu, comme beaucoup de lecteurs de ma génération, les aventures d’Arsène Lupin dans ma jeunesse, entre deux diffusions à la télévision de la série aujourd’hui mythique dans laquelle le gentleman-cambrioleur était incarné par le comédien Georges Descrières. Arsène Lupin est un personnage incontournable du polar français du début du xxe siècle qui séduit qui s’en approche.

J’ignorais qu’il y eut un inédit, je n’en avais pas entendu parler du tout. J’ai découvert ce volume récemment, en médiathèque. Celui-ci est proposé avec une préface signée par Jacques Derouart. On y apprend ainsi l’histoire de ce volume inédit, retrouvé au-dessus d’une armoire par la petite-fille de l’auteur. Derouard nous fait la genèse du travail de Maurice Leblanc pour ses différents éditeurs, du mal qu’il a eu à sortir du registre « tout public » dans lequel l’a enfermé Hachette -son éditeur initial- pour enfin s’évader vers de la littérature d’amour -très tendance à la belle époque- chez Flammarion.

Ce roman est l’édition d’un tapuscrit non finalisé, bien que partiellement corrigé par Maurice Leblanc lui-même. De fait, on lui pardonne ses imperfections. On découvre Lupin rangé des voitures et devenu éducateur d’enfants des rues dans une banlieue difficile de Paris baptisée « la Zône » (très actuel tout ça non ?). Les « apaches » parisiens sont à la solde de mystérieux anglais prêts à tout pour s’emparer d’un livre offert par l’empereur Napoléon 1er à l’aïeul d’Arsène, le général Lupin. Arsène se doit de protéger son bien, mais aussi la ravissante Cora, orpheline après le suicide de son père, et cible des émissaires de la perfide Albion.

Ce roman fonctionne parfaitement et se lit avec un très grand plaisir. Ce fut une très belle surprise pour moi et je le conseille vivement.

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L’inconstance des démons – Eugène Green

Le mot de l’éditeur

 » Dans la première partie de ma vie, je fus heureux.  » C’est ainsi que Nikolau Aztera commence son récit. Jeune neurologue, Nikolau s’installe avec son épouse et leur enfant unique à Saint-Jean-de-Luz. À l’âge de quinze ans, son fils disparaît inexplicablement. Peu après, sa femme meurt de chagrin. Nikolau abandonne alors la médecine et se retire dans le village d’Ossès, en Basse-Navarre. Il transforme sa passion pour la bibliophilie en métier, devenant antiquaire de livres, dans ce qu’il envisage comme une retraite du monde, et une attente de la mort. Or un jour il reçoit la visite d’une dame dont le fils adolescent subit depuis peu des crises effrayantes, où il semble dialoguer dans un basque archaïque avec une voix parlant un français étrange. Elle demande à Nikolau de l’aider. L’enquête va le plonger dans l’abîme d’un mystère où sa vie prendra un nouveau sens. Ce roman, qui comporte une énigme, des crimes, et un véritable suspense, s’ouvre également sur des voies spirituelles et, à travers les plaisirs du récit policier, s’offre comme une réflexion sur le Mal et la grâce. Il soulève aussi, dans le cadre précis du Pays basque, la question générale du passé historique comme force du présent évoquant les grands procès en sorcellerie du début du XVII e siècle et la caste des cagots.

Mon avis

C’est un roman assez déroutant de par le fait qu’il regorge d’expressions basques (plus ou moins bien expliquées) et présente une construction hyper classique dans sa forme narrative ce qui donne un récit lent, ce à quoi nous sommes peu habitués pour le registre particulier du polar. Cependant, c’est une écriture travaillée et riche, à mille lieues de ce qui peut se faire aujourd’hui où l’on préfère souvent la facilité. Finalement, c’est assez adapté au sujet du roman qui est, lui aussi, relativement anachronique…

Ce roman nous embarque dans les traditions et légendes basques, dans lesquelles on retrouve -mais comme dans bien d’autres- l’omniprésence des démons et autres sorcier(ère)s. J’ai bien aimé l’idée de l’auteur de faire s’entraider deux âmes tourmentées (Nikolau, ancien neurologue, veuf, dont le fils a disparu à l’âge de 15 ans et Eguzki, adolescent victime de crises dont tout indique qu’il est possédé), mais je dois avouer que la première moitié du livre m’a semblée très très longue. Cela manquait de dynamisme à mon goût après, c’est quelque chose de totalement subjectif.

Par contre ensuite, je me suis retrouvée embarquée dans l’histoire et n’ai plus pu m’en détacher. A la première lecture, c’est l’aspect « polar » qui captive le lecteur, aussi je ne suis pas certaine qu’une seconde de soit pas utile pour prendre la mesure réelle de tout le côté métaphysique de l’histoire. Et même avec cela, je pense également qu’il faut sans doute une bonne connaissance de la culture basque pour en apprécier toutes les subtilités.

Un roman donc qui m’a agacée par moment, séduite à d’autres, mais qui au final, me laisse assez mitigée. Je le relirai sans doute plus tard, afin de voir si je reste sur ces impressions ou si je capte autre chose.

L’inconstance des démons, de Eugène Green est paru le 19 août 2015 aux Editions Robert Laffont.

D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

Quatrième de couverture

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.»

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

Mon avis

Que dire de ce roman dans lequel on plonge et qui nous maintient quasi en apnée durant ses 479 pages. Plongée dans un monde parallèle, celui de la manipulation mentale, de l’emprise, de la destruction de l’autre, mais pas seulement. C’est aussi une histoire fabuleuse sur ce que sont les auteurs et la création littéraire. Pourquoi, aujourd’hui, tout le monde semble autant obsédé par la quête de soi-disant vérité dans les écrits ? Et si finalement, cette quête n’était que le prolongement de l’engouement voyeuriste pour les émissions de téléréalité, sauf que pour ces dernières, la réalité est bien loin de la télé -et sans doute que les romans se revendiquant comme récits de faits ayant existés le sont aussi, à différents degrés. Cette seconde facette du livre m’a particulièrement interpellée puisque régulièrement, je me retrouve confrontée à cette éternelle question de la réalité de ce que je peux écrire, comme si cela pouvait présenter un quelconque intérêt. Un texte est bon ou est mauvais, cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit fictif ou le reflet d’une quelconque réalité. Je ne comprends pas cette obsession qu’ont les gens de savoir, surtout qu’ils sont rarement disposés à croire ce qu’on peut leur répondre.

On se laisse emporter par la détresse de la narratrice -l’auteur, puisqu’elle écrit sur elle-même-, on plonge avec elle dans la dépression. Mais… Face à la manipulation destructrice qui la prend pour cible, on n’a qu’une envie, celle de la secouer et de lui dire de mettre un terme à tout cela, avant qu’il ne soit trop tard. Mais lorsque l’on referme le livre, après la dernière page lue, on ne sais plus très bien qui a manipulé qui… Et si tout n’était que faux semblants pour montrer au lecteur que malgré tous les aspects de réel que peuvent revêtir les choses, celles-ci sont peut-être totalement factices ? Tout est possible… Et finalement, n’est ce pas le rôle premier de la littérature que de nous faire croire que tout est possible, pour peu qu’on le veuille ?

D’après une histoire vraie, de Delphine de Vigan – Editions JC Lattès – En librairie le 26 août 2015

 

Les trains de la victoire – Vincent Cuny

Quatrième de couverture

Quel a été le rôle des chemins de fer français dans la phase finale de la seconde guerre mondiale ? Comment les trains ont-ils pris part, à leur manière, au conflit ? Ce livre s’intéresse à cette partie méconnue de la Libération de la France. A travers des documents d’archives inédits ou peu connus, l’auteur aborde le contrôle du réseau ferré français par les Allemands dès 1940. Mais il montre aussi comment les cheminots français se sont organisés pour résister et surtout comment les Alliés ont organisé la formidable logistique ferroviaire activée dès les semaines suivant le débarquement. Enfin, l’auteur s’intéresse à la remise «en route» du réseau français, avec l’aide des cheminots, en dépit des difficultés de communication entre les Français et les Alliés. Ce livre retrace l’histoire du chemin de fer et de ceux qui l’ont accompagné à cette époque.

Issu d’une famille de cheminots, Vincent Cuny est diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux. Il a été journaliste et rédacteur en chef adjoint du magazine Ferrovissime et connaît bien l’environnement ferroviaire actuel et historique, notamment le matériel de la CIWL. Il travaille aujourd’hui dans la maintenance du matériel roulant pour le groupe SNCF.

Mon avis

Ce livre documentaire se classe dans la catégorie « beaux livres » car, bien que doté d’une couverture souple, il offre une pagination et une multitude de photos de très belle qualité.

Personne n’ignore que les cheminots furent très actifs dans les réseaux de résistance, et que le sabotage des lignes fut également une clé importante dans ce qui conduisit à la libération de la France. Avec ce livre hyper documenté, vous n’ignorerez plus rien du matériel ferroviaire amené en France par les américains, après le Débarquement, et vous aurez également une foultitude de détails techniques. Ce livre séduira bien évidemment tous les férus de chemins de fer et de trains, mais aussi les amateurs -éclairés ou non- d’histoire du XXème siècle.

C’est une très belle réalisation des éditions La Vie du Rail, parue en juin dernier. Je viens seulement de me rendre compte, à ma grande honte, que j’avais oublié d’en publier la chronique (enregistrée en brouillon depuis le début juillet). Voilà donc qui est fait aujourd’hui.

Les Trains dans la victoire de Vincent Cuny – Editions La Vie du Rail – 29 euros

La maison des anges – Pascal Bruckner

Résumé de l’éditeur

Antonin Dampierre, la trentaine soignée, est un garçon normal. Ou presque. Il travaille dans une agence immobilière de luxe jusqu’au jour où, ratant une vente à cause de deux ivrognes, il rosse l’un deux à mort. Illumination ! Notre purificateur commence alors sa quête hallucinée dans le Paris des naufragés où il croise la route d’Isolde. Cette héroïne de l’humanitaire parviendra-t-elle à le sauver de lui-même ? La Maison des Anges est un polar du bitume qui nous emporte avec effroi et jubilation dans le grand ventre de Paris.

Mon avis

C’est un roman au thème particulier, puisqu’il aborde la vision que l’on peut avoir du monde de la rue, partant du fait que ce qui nous fait peur ou nous dégoûte, c’est la peur de s’y retrouver un jour, ce qui n’est pas faux bien qu’un peu facile.

Avec le clochard, la compassion n’est jamais loin de la violence, la charité de la haine. On ne pardonne pas à celui qui s’abaisse de vous abaisser en même temps, de vous tirer vers la fange. Dans sa perdition, il suscite en nous une sorte d’horreur sacrée puisqu’une mince frontière sépare la vie courante de l’abjection. Il incarne la fascination du gouffre.

Dès le premier chapitre, qui est en exergue du reste de l’histoire, on se retrouve plongé dans le psychisme du personnage principal et on découvre ses blessures profondes qui seront causes de tout le reste.

Comme à son habitude, Pascal Bruckner nous livre un portrait sans concession de la nature humaine au travers d’une galerie de personnages divers : Antonin bien sûr, mais aussi Isolde de Hauteluce, la madone des SDF qui s’est fait mission de les servir autant qu’elle le peut avec son refuge « La Maison des Anges », après avoir été bénévole auprès de Mère Thérésa à Calcutta… Les personnages secondaires sont pas mal non plus, qu’ils soient bourgeois, stars des médias ou simples clochards.

Tous ces militants associatifs sont pareils aux dames patronnesses du XIXe siècle: ils ont leurs gitans, leurs Roms, leurs sans-papiers, leurs femmes excisées, leurs immigrés, ils les choient comme un trésor. Sans parler des comédiennes qui portent leurs opprimés en bandoulière et s’en servent comme instrument de promotion personnelle. Elles posent au Sahel ou au Bangladesh avec des négrillons au ventre gonflé ou des enfants affamés. Mais poser avec un clodo bien de chez nous et qui pue, , c’est moins glamour, il n’y a pas de retour sur investissement.

Dans les remerciements qui clôturent le volume, on découvre comment est né le roman. Bruckner y raconte comment dans les années 60, alors qu’il était en terrasse d’un bistrot avec des amis trotskistes, l’un d’un s’est amusé à bousculer un clochard au point de le faire chuter sur le bitume et comment il a pris conscience alors de la fragilité de ces personnes et de la gêne qu’elles faisaient naître chez nous.

C’est un roman qui fait réfléchir, qui remet en cause notre vision de la misère. A une époque où celle-ci n’a jamais été aussi présente partout, c’est loin d’être inintéressant.

C’est un roman noir dans lequel le désespoir, le cynisme et la cruauté se disputent la vedette.

La Maison des Anges de Pascal Bruckner est paru aux éditions Grasset et est également disponible au Livre de Poche.

Tiré à quatre épingles – Pascal Marmet

Quatrième de couverture

Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant. Un polar haletant sur fond de sorcellerie qui nous dévoile les coulisses de la gare de Lyon et nous ouvre les portes du célèbre 36 quai des Orfèvres.

Mon avis

J’ai découvert Pascal Marmet il y a quelques temps avec Le Roman du Parfum, paru aux éditions du Rocher. Là, je me suis fait plaisir en découvrant sa plume trempée dans une encre beaucoup plus sombre et moins odorante.

Un fond de sorcellerie, une plongée dans le monde des arts premiers, le tout mené par une écriture fluide et agréable font de ce roman un polar qui se lit avec plaisir. Le suspens est bien maîtrisé et les détails sont très documentés, ce qui ne gâche évidemment rien. Les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, sont bien campés et l’on entre bien dans leur univers, voire leur mental.

C’est un polar de bonne facture qui se laisse déguster page après page. Mais j’avoue ne pas avoir autant palpité qu’à la lecture de certains autres lus récemment. Mais il est vrai que passer après Gilberti, Thilliez et Bussi… C’est plutôt un handicap.

Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet est paru en début d’été aux éditions Michalon – 18 euros.

Charly 9 – Jean Teulé

Quatrième de couverture

Charles IX fut de tous nos rois de France l’un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.

Mon avis

L’histoire folle et tragique de Charles IX narrée par la plume trempée dans l’humour noir et acide de Jean Teulé… Voilà qui décoiffe, je vous l’assure. On connaît tous l’histoire du roi qui ordonna le massacre de la St Barthélémy, de même que celle de son entourage. Mais il y a la façon de la raconter ! Teulé non plonge au cœur de la royale folie, ne reculant devant aucuns détails de la barbarie inhérente à l’époque. Et pourtant, malgré le dégoût qui saisit souvent le lecteur, celui-ci ne peut s’empêcher de sourire tant le langage est imagé. C’est là le grand art de Jean Teulé, observé dans ses autres œuvres lues, que de nous ballotter entre rire et larmes, comme si son humour grinçant était là justement pour nous soulager et nous permettre de mener notre lecture à bien.

Alors on rit quand Charly plonge sa tête dans les entrailles d’un cerf abattu pour ne pas voir ses responsabilités, on rit lorsqu’il sonne le cor, juché sur son cheval et chassant dans les couloirs du Louvres, on rit toujours lorsque, devant les cadavres putréfiés Henri de Navarre -futur Henri IV- évoque son propre « fumet » dont il ne comprend pas qu’il puisse incommoder un roi qui hume des charognes… Et je ne vous parle pas de la description de Margot, dansant en tenant dans ses bras un bocal rempli d’alcool dans lequel baigne… la tête de la Môle, son défunt amant.

Et puis on côtoie Ambroise Paré, premier chirurgien royal, Ronsard -poète autant obsédé par les alexandrins que par les mignonnes et fraîches jeunes filles qu’il croise, et beaucoup de personnages hauts en couleurs.

C’est un roman relativement court qui se lit d’une traite et que je recommande vivement, même si certaines pages demandent d’avoir le cœur bien accroché. Le roman est disponible également aux éditions Pocket.